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  <title>Bouguer: "Solutions des principaux problémes de la man&oelig;uvre des vaisseaux", 1754.</title>
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<!-- Proof read -->
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<!-- 342 Mémoires DE L'ACADÉMIE Royale -->
<h1><span style="font-size: 115%">SOLUTIONS</span>
<br/>DES PRINCIPAUX PROBLÉMES
<br/><span style="font-size: 90%">DE LA</span>
<br/>MAN&OElig;UVRE DES VAISSEAUX.</h1>
<h1 class="sub">Par M. BOUGUER.</h1>
<p class="first">LES
Méchaniciens savent combien la théorie de la man&oelig;uvre des Vaisseaux renferme de difficultés: le navire est exposé en même temps à l'action de deux fluides qui le frappent selon des directions différentes; &amp; quoique sa forme soit extrêmement propre pour le sillage, il ne suit presque jamais dans sa marche la direction de son axe. Cette complication de mouvemens ou d'actions est telle, que quoique plusieurs Savans eussent examiné cette matière, on en ignora cependant les vrais principes jusqu'à ce que M. Jean Bernoulli les établît d'une manière solide dans son Essai de man&oelig;uvre. Ce fameux Géomètre résolut en même temps les problèmes les plus simples, mais en négligeant toûjours plusieurs attentions qui étoient de la plus grande importance: il considéra le navire comme s'il étoit environné d'un simple trait horizontal, quoique sa carène soit terminée par une surface courbe dans tous les sens: il regarda comme nulle, dans plusieurs de ses recherches, sa dérive ou la déviation de la route par rapport à l'axe du navire: il supposa de plus que la vîtesse du vent étoit comme infinie, quoiqu'elle soit à peine triple ou quadruple de celle du sillage, &amp; qu'il soit certain que l'impulsion du vent souffre un changement très-considérable par la manière dont les voiles évitent une partie du choc par la suite plus ou moins rapide du navire: il supposa enfin que le vaisseau n'avoit qu'une seule voile, au lieu que nos navires en ont presque toûjours plusieurs, les unes placées devant les autres, &amp; appliquées à différens
<!-- 343 -->
mâts. Cette multiplicité de voiles est cause que l'impulsion se fait sur une plus grande ou une moindre surface, lorsqu'on
reçoit le vent plus ou moins de côté; ce qui doit apporter de nouveaux changemens dans les règles de man&oelig;uvre, parce que le choc cessant d'être proportionnel au quarré du sinus d'incidence, il faut avoir égard à l'augmentation ou à la diminution de la surface frappée.</p>
<p>J'ai eu occasion, quoiqu'en passant, d'examiner ce sujet dans le Traité du Navire: j'ai montré principalement qu'on pouvoit marquer d'une manière très-simple &amp; très-générale la relation qui se trouve entre la situation des voiles &amp; l'angle de la dérive, pour toutes les figures de la carène, pourvû que l'eau ne frappât que sur les mêmes parties. On avoit cru que cette relation étoit absolument différente pour chaque figure, &amp; qu'elle devenoit plus ou moins compliquée par la nature des surfaces courbes, géométriques ou méchaniques, qui terminoient la carène, au lieu qu'elle est exactement la même pour toutes, dans la condition marquée. J'ai fourni en même temps des constructions méchaniques de tous les problèmes qui se présentent sur ce sujet, non pas dans la supposition trop forcée, admise par M. Bernoulli, que la vîtesse du vent étoit infinie, mais en considérant cette vîtesse dans son état actuel. Il restoit à appliquer ces recherches aux cas particuliers, ce qui pouvoit présenter de nouvelles difficultés, &amp; à y faire entrer une considération qui devoit les multiplier encore beaucoup davantage, celle de la pluralité des voiles lorsqu'elles sont placées les unes devant les autres: c'est ce que je tâche d'exécuter dans ce Mémoire. En me proposant de ne négliger aucune attention essentielle, cependant je parviendrai, à ce que je crois, à des solutions entre lesquelles il y en aura d'extrêmement simples; &amp; à l'égard de celles qui seront trop compliquées, il sera toûjours déformais facile d'en renfermer les résultats dans des tables qu'il n'y aura qu'à consulter dans l'occasion.</p>
<p>Il est vrai qu'au lieu de m'occuper de la solution directe des problèmes dont il s'agit, je me suis borné à chercher
<!-- 344 -->
des règles qui sissent connoître à chaque instant de la navigation, si le navire étoit réellement dans la disposition convenable. Un des principaux problèmes qu'on puisse se proposer, c'est de trouver la situation des voiles par rapport au navire &amp; par rapport au vent, lorsqu'on veut suivre une certaine route; mais on ne connoît presque jamais assez bien la direction du vent en mer, parce qu'elle est sans cesse altérée par le mouvement du navire, qu'on attribue au vent même. Ainsi, lorsqu'on se propose d'embrasser une route, il ne faut pas ordinairement regarder l'angle qu'elle fait avec la direction du vent, comme donné. Le navire change de position par l'action du gouvernail ou par celle du vent, &amp; on oriente ses voiles peu à peu. Ce changement en apporte toûjours nécessairement dans la direction &amp; la force relatives du vent, indépendamment des changemens physiques ou réels qui peuvent y survenir: il arriveroit donc très-souvent que la détermination fournie par la solution du problème, quoiqu'exacte pour l'instant auquel on vouloit changer de route, se trouveroit désectueuse après qu'on auroit achevé la man&oelig;uvre nécessaire: il faudroit faire plusieurs applications successives du même problème, applications qui auroient toûjours leurs difficultés, &amp; qui demanderoient beaucoup de temps dans des rencontres où on n'en a pas toûjours assez. Mais il paroît bien plus avantageux pour la pratique d'avoir des règles qui servant de <em>criterium</em> dans chaque instant, nous apprennent sans cesse si les voiles &amp; le navire sont dans la disposition la plus convenable, &amp; qui indiquent dans quel sens il faut changer ces dispositions, lorsqu'elles ne se trouvent pas absolument conformes à ces mêmes règles.</p>
<p>Cette manière de considérer la chose a plus de rapport aux besoins de la Navigation, &amp; la rend en même temps incomparablement plus simple que si l'on entreprenoit de chercher des solutions directes &amp; absolument complètes. Tous ces problèmes dépendent de la méthode <em>de maximis</em> ou <em>de maximis maximorum</em>: on ne pourroit les résoudre d'une manière absolue qu'en connoissant la relation qu'ont entr'elles toutes
<!-- 346 - -->
toutes les quantités variables qui y entrent: il faudroit, pour en trouver les simples expressions, se livrer à un calcul très-pénible. Mais ce n'est pas la même chose lorsqu'on se renferme dans les limites que nous venons de marquer; car dans ce second cas la pluspart des quantités qu'on aura intérêt de connoître, pourront être fournies par des mesures actuelles: c'est ce qu'on va voir dans les recherches suivantes.</p>

<h2>I.</h2>
<h2 class="sub">Qu'on peut toûjours réduire les voiles à deux, lorsqu'il y en a plusieurs les unes devant les autres.</h2>
<p>Nous remarquerons d'abord crue les voiles, quel qu'en soin le nombre, peuvent toûjours par la pensée se réduire à deux dans toutes les recherches de man&oelig;uvre. Si nous, supposons que le navire dont <i>A</i> est la proue &amp; <i>B</i> la pouppe,
<span class="marg">Fig. 1.</span>
ait trois voiles parallèles <i>CD</i>, <i>EF</i>, <i>GH</i>, que nous représentons par trois plans, &amp; qu'elles soient frappées par le vent selon une infinité de lignes parallèles aux directions <i>IK</i>, <i>LM</i>, il n'y aura qu'une partie des deux voiles <i>EF</i> &amp; <i>GH</i> qui sera frappée par le vent, pendant que la voile <i>DC</i> de la pouppe offrira seule sa surface entière à l'impulsion; mais la grandeur de l'impulsion totale sera toûjours exactement la même, toit qu'on diminue la largeur de la voile <i>EF</i> du milieu, soit qu'on l'augmente jusqu'à rendre la voile <i>HG</i> absolument inutile. On pourroit même, dans le cas représenté par notre figure, supprimer entièrement cette voile intermédiaire; car la perte qu'on seroit de l'impulsion sur sa partie <i>EK</i>, seroit exactement réparée par la partie plus large de la voile <i>GH</i> qui seroit ensuite frappée par le vent. Supposé même due l'obliquité du choc fût encore plus grande, la réduction des trois voiles à deux seroit encore permise; il suffiroit d'attribuer une plus grande largeur à la voile <i>GH</i> par l'extrémité <i>H</i>, pour suppléer à tout ce qu'on perdroit par la suppression de la voile <i>EF</i>.</p>
<p>On peut non seulement réduire par la pensée toutes les
<!-- 346 -->
<span class="marg">Fig. 1.</span>
voiles à deux, on	peut aussi supposer que ces deux voiles sont exactement de même largeur. Tout ce qu'on, ôte par la pensée, ou réellement, à la largeur de la voile <i>GH</i> de la proue du côté de <i>G</i>, on n'a qu'à l'ajoûter à la voile <i>DC</i> du côté de <i>D</i>. Rien n'empêche non plus de changer la largeur de la voile DC du côté de C, sans faire aucun autre changement. Si on rend l'impulsion du vent plus ou moins grande sur cette voile, on procure un effet contraire sur l'impulsion que reçoivent les voiles de la proue; &amp; l'impulsion totale, quoique distribuée différemment, sera toûjours exactement de la même grandeur, pourvu qu'on se soit renfermé dans certaines limites très-faciles à distinguer lorsqu'on fait le changement.</p>
<p>Les mâts du même vaisseau ont des hauteurs différentes, celui du milieu est toûjours plus haut; ainsi les voiles du milieu ont une certaine partie qui n'est jamais couverte par les autres voiles situées plus vers la pouppe. Mais nous pouvous substituer encore par la pensée à ces voiles de différentes hauteurs, d'autres voiles d'une hauteur parfaitement égale: nous n'avons qu'à supprimer la partie excédante sur la hauteur &amp; en ajoûter l'étendue ou à la première voile <i>CD</i>, ou à la dernière <i>GH</i> sur la largeur, en observant de faire cette addition vers l'extrémité <i>D</i> de la voile de la pouppe, ou vers l'extrémité <i>G</i> de la voile de la proue. L'impulsion, quant à sa quantité, sera toûjours précisément la même, comme il est évident; &amp; il suffira de faire cette opération une fois pour toutes, c'est-à-dire, de chercher les dimensions des voiles fictices rectangulaires de même hauteur, qui seroient équivalentes aux voiles réelles de hauteurs inégales.</p>
<p>Enfin si une voile n'est pas par-tout de même largeur, si elle est triangulaire, ou en général si ses côtés dans le sens vertical ne sont pas exactement à plomb, on prendra entre toutes les largeurs une largeur moyenne qui conservera à la voile sa même étendue: il est vrai que dans toutes ces transformations la direction de l'impulsion cessera d'être la même. La multiplicité des voiles ou des mâts sert principalement
<!-- 347 -->
à faire en sorte que la direction de l'effort du vent réponde en
<span class="marg">Fig. 1.</span>
différens endroits de la longueur du navire; mais il faut remarquer qu'il ne s'agit dans les recherches présentes que de la grandeur de l'impulsion, sans qu'il soit nécessaire d'avoir égard au point du vaisseau auquel répond sa direction. Outre cela, la réduction que nous faisons des voiles à deux n'est ici que mentale, comme nous l'avons déjà dit, &amp; elle n'a pour objet que la facilité des règles.</p>

<h2>II.</h2>
<h2 class="sub">L'angle des voiles avec la quille étant donné, reconnoître si l'obliquité avec laquelle on prend le vent rend la vîtesse du sillage la plus grande qu'il est possible.</h2>
<p>Ces choses étant supposées, nous nous proposerons le problème le plus simple qui se présente sur cette matière. Les voiles sont déjà orientées par rapport au navire, &amp; il s'agit de reconnoître si elles ont, de même que le navire, la disposition la plus convenable par rapport au vent, pour rendre le sillage rapide. Ce problème n'a d'application que dans un cas très-particulier; mais, comme on le verra dans la suite, il est de ceux qu'il faut absolument résoudre, si on veut faire de la man&oelig;uvre des vaisseaux un art complet.</p>
<p>Soit donc <i>AB</i> le navire dont <i>A</i> est l'extrémité de la
<span class="marg">Fig. 2.</span>
proue, &amp; <i>B</i> celle de la pouppe; les deux voiles <i>ED</i> &amp; <i>GF</i> sont parallèles, elles sont exactement de même hauteur &amp; de même largeur, au moins du côté du navire qui est vers le vent, c'est-à-dire que leurs parties <i>CD</i> &amp; <i>ZF</i>, depuis la ligne <i>BA</i>, sont exactement égales. Comme elles ont une situation oblique par rapport à la quille, le navire aura de la dérive, c'est-à-dire qu'au lieu de suivre la direction de son axe, il embrassera la route <i>CI</i> qui fait avec la quille un angle <i>ACI</i>, dont la grandeur dépend de la situation des voiles qui est donnée par rapport à la quille.</p>
<p>La ligne <i>CI</i> marque la vîtesse du sillage ou le chemin que parcourt le navire, &amp; <i>CM</i> ést la vîtesse &amp; la direction du vent, c'est-à-dire que pendant que le navire passe de <i>C</i>

<!-- 348 -->
<span class="marg">Fig. 2.</span>
en <i>l</i>, les particules d'air qui l'environnoient en <i>C</i> parcourent la ligne <i>CM</i>; ainsi cette ligne représente la vîtesse &amp; la direction absolues du vent: nous disons absolues, car le navire parcourant <i>CI</i> en même temps que le vent parcourt <i>CM</i>, les particules d'air ne s'éloignent du navire que de la quantité <i>IM</i>, &amp; elles ne s'en éloignent que selon cette ligne. Il suit de là que le vent ne paroît suivre que la ligne <i>IM</i> &amp; avoir la vîtesse <i>IM</i> pour le Navigateur qui est transporté par le navire: nous tirons donc par le point <i>D</i> la ligne <i>DK</i> parallèlement à cette direction relative <i>IM</i>, &amp; le point <i>K</i> sera l'extrémité de la partie <i>FK</i> que le vent frappe, de la voile de la proue.</p>
<p>Nous désignons après cela par <i>f</i> la distance perpendiculaire <i>DH</i> du <i>PF</i> d'une voile à l'autre; <i>b</i> marquera la largeur ou l'étendue des voiles qui seroit frappée par un vent perpendiculaire aux voiles, c'est-à-dire que <i>b</i> désignera <i>ED</i> + <i>FH</i> ou <i>EP</i>. Nous nommerons <i>l</i> la partie <i>HK</i> qui est frappée de plus; à cause de l'obliquité du vent, de sorte que <i>b</i> + <i>l</i> désignera toute l'étendue frappée <i>ED</i> + <i>FK</i>. Nous nommerons en même temps <i>a</i> le sinus total, &theta; la tangente de l'angle <i>CMI</i> que sont entr'elles les deux directions du vent, l'absolue <i>CM</i> &amp; la relative ou apparente <i>IM</i>; <i>p</i> sera le sinus de l'angle d'incidence relatif <i>DKH</i>, &amp; enfin nous nommerons <i>u</i> la vîtesse, <i>CI</i> du navire, &amp; <i>v</i> la vîtesse apparente du vent. Nous aurons <i>bp</i>&sup2;<i>v</i>&sup2; + <i>lp</i>&sup2;<i>v</i>&sup2; pour l'impulsion totale du vent, conformément aux principes reçûs sur l'action des fluides. Nous multiplions l'étendue des voiles <i>b</i> + <i>l</i>, par le carré du sinus d'incidence relatif; mais, ce qui rend notre expression exacte, comme nous l'ayons montré dans
<span class="marg">* <em>Page 431</em>.</span>
le Traité du Navire*, nous employons en même temps la vîtesse apparente du vent, que nous élevons au carré.</p>
<p>Cette impulsion <i>bp</i>&sup2;<i>v</i>&sup2; + <i>lp</i>&sup2;<i>v</i>&sup2; du vent doit étre égale à l'impulsion de l'eau sur la proue, puisque le navire est censé se mouvoir d'un mouvement uniforme. Si nous désignons donc par <i>i</i> l'impulsion de l'eau sur la proue, en tant qu'elle est dépendante de la forme du vaisseau, nous
<!-- 349 -->
aurons <i>iu</i>&sup2; pour l'expression complète de l'impulsion de l'eau,
<span class="marg">Fig. 2.</span>
ce qui nous donnera l'équation générale <i>bp</i>&sup2;<i>v</i>&sup2; + <i>lp</i>&sup2;<i>v</i>&sup2; = <i>iu</i>&sup2;, dans laquelle les seules quantités <i>b</i> &amp; <i>i</i> sont constantes: la quantité <i>b</i> = <i>EH</i> + <i>FH</i>, parce que les voiles faisant un angle constant avec la quille, la partie <i>HF</i> ne souffre aucun changement; &amp; la quantité <i>i</i> est aussi invariable, parce que l'obliquité des voiles étant toûjours la même, la carène présente au choc de l'eau toûjours les mêmes parties, &amp; les parties sont toûjours frappées avec la même incidence.</p>
<p>Quant à la vîtesse <i>u</i> dit navire, elle est variable; mais comme nous cherchons le cas qui la rend la plus grande, sa différentielle se trouvera égale à zéro, &amp; nous aurons 2<i>bp</i>&sup2;<i>vdv</i> + 2<i>bv</i>&sup2;<i>pdp</i> + 2<i>lp</i>&sup2;<i>vdv</i> + 2<i>lv</i>&sup2;<i>pdp</i> + <i>p</i>&sup2;<i>v</i>&sup2;<i>dl</i> = 0, qui se réduit par la division à 2<i>bpdv</i> + 2<i>bvdp</i> + 2<i>lpdv</i> + 2<i>lvdp</i> + <i>pvdl</i> = 0. Ainsi il ne nous reste qu'à remplir les conditions exprimées par cette formule ou équation différentielle, pour résoudre le problème proposé.</p>
<p>Il s'agit d'abord de trouver la relation qu'ont entr'elles les différentielles <i>dp</i>, <i>dv</i> &amp; <i>dl</i>; les exprimant les unes par les autres, nous les bannirons de notre formule. Il fait supposer pour cela, que le navire prenne deux différentes dispositions par rapport au vent; mais parce que les différentes situations du vaisseau rendroient notre figure trop consuse, nous feindrons que c'est la direction absolue <i>CM</i> du vent qui change du petit angle <i>MCm</i>, la vîtesse absolue <i>Cm</i> étant toûjours exactement la même ou égale à <i>CM</i>. La vîtesse apparente <i>v</i> du vent sera <i>Im</i>, &amp; elle'aura augmenté par rapport à <i>IM</i>, de <i>Om</i> = <i>dv</i>, pendant que la différentielle de la vîtesse <i>CI</i> du navire sera nulle, puisque cette vîtesse doit étre un <i>maximum</i>. On voit aussi que la direction <i>Dk</i> doit être parallèle à <i>Im</i>, de même que <i>DK</i> étoit parallèle à <i>IM</i>; ainsi le petit espace <i>Kk</i> sera la différentielle, <i>dl</i> de la partie <i>HL</i> que le vent frappe de plus, à cause de son obliquité.</p>
<p>Quant à l'anglé d'incidence du vent, il sera plus petit après le changement que nous venons de feindre: nous
<!-- 350 -->
<span class="marg">Fig. 2. </span>
trouverons d'abord la valeur de son sinus <i>p</i> par cette analogie; <i>DK</i> [= &radic;(<i>DH</i>&sup2; + <i>HK</i>&sup2;)]= &radic;(<i>f</i>&sup2; + <i>l</i>&sup2;) est au sinus total <i>a</i>, comme <i>DH</i> = <i>f</i> est au sinus <i>p</i> de l'angle <i>DKH</i>. Nous aurons donc
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>p</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">af</mi>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math>; &amp; si nous différentions,
il nous viendra
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">dp</mi>
  <mo>=</mo>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">afldl</mi>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>f</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>l</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>½</mo>
    </msup>
  </mfrac>
</math>, ce qui nous met en
état de trouver de combien diminue l'angle même <i>DKH</i>. Le sinus <i>p</i> de cet angle recevant la petite diminution <i>dp</i>, l'angle ou l'arc qui le mesure diminue, comme on le fait, de
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">adp</mi>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>&minus;</mo>
      <msup>
        <mi>p</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math> &amp; cette expression se change, par la substitution, en
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">afdl</mi>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>: nous avons donc la valeur du petit angle <i>KDk</i> qui est égal à la différence des deux angles d'incidence. Ce même angle est égal à <i>MIO</i>; ainsi nous pouvons faire cette proportion, <i>a</i> est à
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">afdl</mi>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>, petit arc qui mesure l'angle <i>KDk</i>, comme <i>IM</i> = <i>v</i> est au petit arc
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">MO</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">fvdl</mi>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>; &amp; si on se souvient que nous avons nommé &theta; la tangente de l'angle <i>IMC</i>, &amp; que nous considérions que cet angle est égal à celui <i>mMO</i> du petit triangle rectangle <i>mOM</i>, nous aurons cette analogie; le sinus total <i>a</i> est à 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">OM</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">fvdl</mi>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>, comme la tangente &theta; de l'angle <i>mMO</i> est à
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">OM</mi>
  <mo>=</mo>
  <mi fontstyle="italic">dv</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">f&theta;vdl</mi>
    <mrow>
      <mi>a</mi>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>.</p>
<p>Rien ne nous empêche maintenant d'exclurre de notre équation générale 2<i>bpdv</i> + 2<i>bvdp</i> + 2<i>lpdv</i> + 2<i>lvdp</i> + <i>pvdl</i> = 0, les quantités <i>p</i>, <i>dp</i> &amp; <i>dv</i>, en introduisant à leur place leurs valeurs
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">af</mi>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math>,

<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
 <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">afldl</mi>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>f</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>l</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>½</mo>
    </msup>
  </mfrac>
</math>
&amp;
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">f&theta;vdl</mi>
    <mrow>
      <mi>a</mi>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>:
cette équation cessera ensuite d'être différentielle, si nous la divisions par <i>dl</i>; il nous viendra
<!-- 351 -->
<span class="marg">Fig. 2.</span>
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">bf</mi>
    </mrow>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">f&theta;v</mi>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">abflv</mi>
    </mrow>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>f</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>l</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>½</mo>
    </msup>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">lf</mi>
    </mrow>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">f&theta;v</mi>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">af</mi>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>v</mi>
    </mrow>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>f</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>l</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>½</mo>
    </msup>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">afv</mi>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>l</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mn>0</mn>
</math>, que nous réduisons, en transposant &amp; en multipliant par
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>f</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>l</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>½</mo>
    </msup>
    <mi fontstyle="italic">afv</mi>
  </mfrac>
</math> â l'équation
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <msup>
    <mi>l</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">f&theta;l</mi>
    </mrow>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mn>2</mn>
  <mi fontstyle="italic">bl</mi>
  <mo>=</mo>
  <msup>
    <mi>f</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">bf&theta;</mi>
    </mrow>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math>.</p>
<p>On peut traiter cette dernière comme si elle étoit du deuxième degré, &amp; nous trouverons
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>l</mi>
  <mo>+</mo>
  <mi>b</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">f&theta;</mi>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <msqrt>
    <mo>(</mo>
    <msup>
      <mi>f</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mo>+</mo>
    <msup>
      <mi>b</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mo>+</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>f</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
          <msup>
            <mi>&theta;</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
      </mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mfrac>
    <mo>)</mo>
  </msqrt>
</math>
dont il suffit d'ôter la largeur <i>ED</i> de la voile de la pouppe, pour avoir celle qu'a la partie frappée <i>FK</i> de la voile de la proue, lorsque l'impulsion du vent est la plus grande qu'il est possible, ou lorsque le navire prend la plus grande vîtesse.</p>
<p>Cette même formule peut se réduire à une construction très-simple, par le moyen de laquelle il sera toûjours très-facile en mer de reconnoitre si l'on prend le vent assez de côté, ou si on le reçoit trop obliquement. La vîtesse <i>CI</i> du navire est connue par les moyens que fournit l'art du Pilote: il n'est pas difficile non plus de mesurer la vîtesse apparente <i>IM</i> du vent, &amp; les girouettes du vaisseau indiquent la direction selon laquelle le vent a cette vîtesse. Ainsi il suffit de résoudre le triangle obliquangle <i>CIM</i>, pour avoir l'angle <i>IMC</i> que fait la direction réelle du vent avec la direction apparente. Cet angle ne sera jamais de plus de 18 à 20 degrés, &amp; on l'aura toûjours affez exactement en résolvant, même d'une manière grossière, le triangle. Nous avons nommé &theta; la tangente de cet angle, en prenant <i>a</i> pour sinus total, &amp; si nous transportons cet angle par la pensée en <i>HDS</i> à côté de <i>DH</i>, nous aurons <i>HS</i> pour la valeur de
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">f&theta;</mi>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math>
dont nous aurons presqu'aussi aisément la mesure actuelle que celle de <i>DH</i> = <i>f</i> &amp; celle de <i>b</i> = <i>ED</i> + <i>HF</i>.</p>
<p>Cela supposé, nous n'avons qu'à tirer la ligne <i>EF</i> qui
<!-- 352 -->
<span class="marg">Fig. 2.</span>
serve de plus grande diagonale au parallélogramme ou au trapèz que forment les deux voiles parallèles. Cette diagonale sera égale à &radic;(<i>b</i>&sup2; + <i>f</i>&sup2;), puisqu'elle est l'hypoténuse du triangle rectangle <i>EPF</i> dont le côté <i>EP</i> = <i>ED</i> + <i>HF</i> = <i>b</i>, &amp; l'autre <i>PF</i> = <i>f</i>. Nous éleverons à l'extrémité <i>F</i> de cette diagonale la perpendiculaire <i>FQ</i> que nous rendrons, égale à
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">HS</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">f&theta;</mi>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math>, &amp; si nous tirons la ligne <i>EQ</i>, nous aurons la valeur de
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <msqrt>
  <mrow>
    <mo>(</mo>
    <msup>
      <mi>b</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mo>+</mo>
    <msup>
      <mi>f</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mo>+</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>f</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
          <msup>
            <mi>&theta;</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
      </mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mfrac>
  <mo>)</mo>
</mrow>
  </msqrt>
</math>, &amp; y ajoûtant <i>QR</i> égale à <i>FQ</i> ou à <i>HS</i>, la ligne totale <i>ER</i> sera
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">f&theta;</mi>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <msqrt>
  <mrow>
    <mo>(</mo>
    <msup>
      <mi>b</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mo>+</mo>
    <msup>
      <mi>f</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mo>+</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>f</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
          <msup>
            <mi>&theta;</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
      </mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mfrac>
  <mo>)</mo>
  </mrow>
  </msqrt>
</math>, valeur de <i>l</i> + <i>b</i>; &amp; elle nous marquera par conséquent avec la largeur <i>ED</i> de la voile de la pouppe, celle de la partie <i>FK</i> de la voile de la proue, qui doit être exposée à l'impulsion. Il n'y aura donc, du point <i>E</i> comme centre, qu'à décrire l'arc <i>DT</i>, &amp; la ligne <i>TR</i> nous apprendra la grandeur qu'il faut donner à <i>FK</i>, c'est-à-dire que l'égalité entre <i>FK</i> &amp; <i>TR</i> sera le <em>criterium</em> de la disposition la plus avantageuse du navire par rapport au vent.</p>
<p>Si le vent avoit une vîtesse comme infinie par rapport â celle du vaisseau, ce qu'on peut supposer dans certains cas, l'angle <i>M</i> sera comme infiniment petit; la tangente &theta; &amp;
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">HS</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">f&theta;</mi>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math> seront nulles, de même que <i>FQ</i> &amp; <i>QR</i>, &amp; il suffira alors, pour avoir la largeur <i>FK</i>, d'examier combien la diagonale <i>EF</i> est plus grande que la largeur <i>ED</i> de la voile de la pouppe. Lorsque l'angle que sont les deux directions du vent, la réelle &amp; l'apparente, est d'une certaine grandeur, <i>HS</i> ne sera pas nulle, mais <i>EQ</i> ne sera jamais sénsiblement plus longue que la diagonale <i>EF</i>; il suffira donc d'ajouter <i>QR</i> = <i>HS</i> à l'excès de la diagonale sur <i>ET</i>, pour avoir la largeur de la voile de l'avant qui doit être soûmise à l'impulsion.</p>
<p>Il n'y a pas d'apparence qu'on puisse trouver une autre
<!-- 353 -->
<span class="marg">Fig. 3.</span>
pratique plus simple: on exécutera cette construction sur une figure, lorsqu'on voudra parvenir à une détermination exacte,
&amp; dans les autres cas on en retirera encore de l'avantage; lorsqu'on la suivra grossièrement à vûe d'oeil sur les voiles mêmes, puisqu'elle fournira une règle dans une matière où on n'en avoit pas; mais nous ne devons pas manquer de faire observer qu'elle devient imparfaite lorsque les deux voiles sont trop voisines l'une de l'autre, ou lorsque <i>f</i> est trop petite. En effet, si on approchoit réciproquement assez les deux voiles pour qu'elles n'en formassent plus qu'une feule, les trois points <i>D</i>, <i>H</i> &amp; <i>K</i> se confondroient, &amp; notre construction deviendroit alors tout-à-fait inutile; elle ne nous apprendroit rien.</p>
<p>On ne peut faire cesser cette indétermination du problème qu'en cherchant quelqu'autre inconnue à la place de <i>HK</i>. Si nous nommons <i>t</i> la tangente de l'angle <i>HDK</i> que fait la direction apparente du vent avec <i>DH</i>, ou la cotangente de l'angle apparent d'incidence du vent, &amp; que nous continuions à nommer <i>f</i> la ligne <i>DH</i>, nous aurons
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">ft</mi>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math> pour l'expression de <i>HK</i> que nous avons ci-devant nommée <i>l</i>; &amp; si nous la substituons dans l'équation
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <msup>
    <mi>l</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">f&theta;l</mi>
    </mrow>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mn>2</mn>
  <mi fontstyle="italic">bl</mi>
  <mo>=</mo>
  <msup>
    <mi>f</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">bf&theta;</mi>
    </mrow>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math>, nous la changerons en
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <msup>
    <mi>t</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>&minus;</mo>
  <mn>2</mn>
  <mi fontstyle="italic">&theta;t</mi>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">abt</mi>
    </mrow>
    <mi>f</mi>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <msup>
    <mi>a</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">ab&theta;</mi>
    </mrow>
    <mi>f</mi>
  </mfrac>
</math>, dont nous déduirons
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mi>&theta;</mi>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">ab</mi>
    <mi>f</mi>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <msqrt>
    <mo>(</mo>
    <msup>
      <mi>a</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mo>+</mo>
    <msup>
      <mi>&theta;</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mo>+</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
          <msup>
            <mi>b</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
      </mrow>
      <msup>
        <mi>f</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mfrac>
  </msqrt>
</math>, qui nous donne d'une manière très-simple la tangente <i>t</i> du complément de l'incidence apparente du vent. On peut même prendre par approximation la racine de la quantité qui est sous le signe radical, &amp; on aura, à très-peu près,
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mi>&theta;</mi>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">af</mi>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi>b</mi>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>f</mi>
      <msup>
        <mi>&theta;</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">ab</mi>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>, ou encore
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mi>&theta;</mi>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mi>af</mi>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi>b</mi>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>.</p>
<p>Dans le cas où le navire n'a qu'une seule voile, la distance <i>f</i> ou <i>DH</i> disparoît, &amp; on a <i>t</i> = &theta;, ce qui est parfaitement

<!-- 354 -->
<span class="marg">Fig. 3.</span>
conforme à notre dernière équation ou formule transformée
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <msup>
    <mi>t</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>&minus;</mo>
  <mn>2</mn>
  <mi fontstyle="italic">&theta;t</mi>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">abt</mi>
    </mrow>
    <mi>f</mi>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <msup>
    <mi>a</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">ab&theta;</mi>
    </mrow>
    <mi>f</mi>
  </mfrac>
</math>, qui se réduit aux
deux simples termes
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">abt</mi>
    </mrow>
    <mi>f</mi>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
    <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">ab&theta;</mi>
    </mrow>
    <mi>f</mi>
  </mfrac>
</math>, lorsqu'on rend <i>f</i> infiniment petite. Ainsi nous voyons qu'il faut alors que la tangente <i>t</i> du complément de l'incidence apparente du vent, soit exactement égale à la tangente &theta; de l'angle que sont entr'elles les deux directions; &amp; il suit de-là que la direction absolue du vent doit être perpendiculaire à la voile. Cette disposition particulière nous est représentée par la <em>figure</em> 3: la vîtesse du sillage est <i>CI</i>; la ligne <i>IM</i> est la vîtesse &amp; la direction apparente du vent; <i>DK</i> est parallèle à <i>IM</i>, &amp; ces directions apparentes du vent sont, avec la perpendiculaire <i>DH</i> à la voile, un angle dont la tangente est <i>t</i>: mais puisque cet angle est égal à l'angle <i>M</i>, dont &theta; est la tangente, la direction réelle <i>VM</i> du vent est parallèle à <i>DH</i> &amp; perpendiculaire à la voile. C'est ce que nous avions déjà fait voir, mais d'une manière très-différente, dans le Traité du Navire, en montrant que quoique la vîtesse du sillage rende plus compliquées presque toutes les règles de la man&oelig;uvre des vaisseaux, les vîtesses du sillage sont toûjours néanmoins proportionnelles aux sinus réels d'incidence du vent sur la voile, lorsque les autres circonstances sont absolument les mêmes &amp; lorsqu'il n'y a qu'une seule voile. Il suit de-là, qu'en augmentant l'angle réel d'incidence, on augmente la rapidité du sillage, &amp; qu'il faut le rendre droit pour que le sillage devienne le plus grand qu'il est possible; mais on ne sauroit trop remarquer qu'il s'agit ici de l'angle réel d'incidence &amp; non pas de l'apparent. Il est fâcheux pour le Man&oelig;uvrier que cet angle droit ne doive être formé que par la direction réelle du vent, qui n'est pas sensible, &amp; qu'on ne peut connoître que par la résolution du triangle <i>CIM</i>.</p>
<p>Il ne nous reste plus qu'à observer, touchant les constructions précédentes, qu'elles n'ont d'application que dans un cas très-rare, ou plustôt unique, dont nous parlerons dans
l'article IV; c'est lorsqu'en voulant courir avec la plus grande
<!-- 355 -->
vîtesse possible, il n'importe sur quelle direction l'on marche.
<span class="marg">Fig. 3.</span>
Nos lecteurs sont sans doute prévenus que ce n'est pas la route directe qui donne toûjours le plus de rapidité au sillage. Nous venons de déterminer l'obliquité du vent par rapport aux voiles; mais il faut encore savoir alors si l'on donne aux voiles
la disposition la plus convenable par rapport au navire. Ce problème, considéré dans toute son étendue, appartient à la méthode <em>de maximis maximorum</em>, &amp; on doit en déterminer le premier <em>maximum</em> à part, comme nous venons de faire, parce qu'il ne dépend pas du second.</p>
<p>Le problème est tout différent lorsque la direction de la route est donnée; car on ne peut prendre le vent plus ou moins obliquement, sans se trouver obligé de changer en même temps la situation des voiles par rapport au navire, afin que le vent fasse toûjours le même angle avec la route qui est prescrite. Ainsi, généralement parlant, pour trouver dans cet autre cas un plus grand avantage dans la disposition des voiles par rapport au navire, il faut se désister du <em>maximum</em> dont nous venons de chercher les conditions. On n'y est pas obligé, lorsque l'angle <i>VCI</i> formé par la direction réelle du vent &amp; par la route du navire, n'est pas donné, ou lorsqu'il s'agit simplement de rendre <i>CI</i> un <em>maximum</em>, en faisant abstraction de la direction sur laquelle on marche: il faut alors que l'angle réel d'incidence soit droit, si le navire n'a qu'une seule voile. Ce ne sera plus la même chose si l'angle <i>VCI</i> est donné, puisqu'en diminuant très-peu l'angle réel d'incidence, la voile sera poussée sensiblement avec la même force; mais l'angle <i>VCF</i> étant un peu aigu, l'angle <i>FCI</i> deviendra plus grand, le navire recevra un plus grand mouvement selon sa quille, &amp; il pourra arriver qu'on gagne davantage de ce côté qu'on ne perd de l'autre.</p>

<h2>III.</h2>
<h2 class="sub">Lorsque le navire suit une route dont la direction est donnée, trouver les conditions dont dépend la plus grande vîtesse du sillage</h2>
<p>C'est ce problème, dont l'usage est presque continuel, que
<!-- 356 -->
<span class="marg">Fig. 4.</span>
nous allons maintenant résoudre. Soit <i>AB</i> un navire dont <i>A</i> soit la proue &amp; <i>B</i> la pouppe; <i>CI</i> est la route qui fait, avec la direction absolue ou réelle du vent, un angle donné; <i>VCM</i> est cette direction du vent, &amp; <i>IM</i> est la direction apparente. Pour trouver les conditions de la disposition la plus avantageuse du navire par rapport au vent, il faut que nous considérions le navire dans deux situations différentes, infiniment voisines l'une de l'autre; mais au lieu de cela, nous attribuerons, comme ci-devant, deux directions différentes au vent, savoir, <i>VM</i> &amp; <i>vm</i>. Nous donnerons aussi deux situations différentes aux voiles; nous les supposerons situées en <i>de</i> &amp; <i>fg</i>, après les avoir considérées en <i>DE</i> &amp; <i>FG</i>. Chacune de ces situations procurera une route <i>CI</i> ou <i>Ci</i>, qui sera un angle différent avec la quille du navire; mais l'angle infiniment petit <i>ICi</i>, que sont entre elles ces deux routes, doit être égal à l'angle infiniment petit que sont les deux directions absolues <i>CM</i> &amp; <i>Cm</i> du vent. Dans la réalité, la direction absolue du vent n'a pas changé, &amp; la route du navire tombe aussi sur la même ligne <i>CI</i>; c'est le navire qui a changé de situation, puisque l'angle du vent &amp; de la route est donné. Nous devons remarquer, outre cela, que les deux dispositions du vaisseau étant censées également avantageuses, les vîtesses <i>CI</i> &amp; <i>Ci</i> du sillage sont égales; &amp; il suit de-là que les vîtesses apparentes du vent <i>IM</i> &amp; <i>Im</i> sont aussi égales, c'est-à-dire, que les deux triangles <i>CIM</i> &amp; <i>Cim</i> sont parfaitement égaux, mais seulement situés un peu différemment: <i>DK</i> est parallèle à <i>IM</i>, &amp; retranche sur la voile de la proue, la partie <i>FK</i> frappée par le vent: de même <i>dk</i> est parallèle à <i>im</i>, &amp; on a <i>fk</i> pour la partie de la voile de la proue, frappée par le vent dans la seconde disposition.</p>
<p>Nous nommerons, comme ci-devant, <i>v</i> la vîtesse appàrente du vent, &amp; <i>u</i> la vîtesse du navire; nous désignerons l'impulsion de l'eau sur la proue par la lettre <i>i</i>, en faisant abstraction de la vîtesse du navire; nous continuerons à marquer le sinus total par la lettre <i>a</i>; nous marquerons par <i>q</i> le cosinus de l'angle que sont les voiles avec la quille, c'est-à-dire que si la droite <i>CO</i> est perpendiculaire à la surface de la voile <i>DE</i>,
<!-- 357 -->
nous aurons <i>q</i> pour le sinus de l'angle <i>ACO</i>; nous désignerons
<span class="marg">Fig. 4.</span>
par <i>b</i> la largeur <i>DE</i> de cette même voile, &amp; par <i>c</i> la distance <i>CZ</i> d'un mât à l'autre: cette distance est égale à celle <i>DF</i> qu'il y a entre les extrémités <i>D</i> &amp; <i>F</i> des voiles, parce que nous supposons les deux parties <i>CD</i> &amp; <i>ZF</i> égales, ce qui nous est toûjours permis. Enfin <i>t</i> désignera la tangente de l'angle apparent d'incidence du vent sur les voiles, c'est-à-dire, la tangente de l'angle <i>DKF</i>, &amp; nous aurons donc
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">at</mi>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math> pour son sinus.</p>
<p>Toutes ces choses étant supposées, nous abaissons du point <i>D</i> la perpendiculaire <i>DH</i> sur l'autre voile <i>FG</i>, &amp; nous aurons dans le triangle rectangle <i>DHF</i>, le côté
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">HF</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">cq</mi>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math> &amp;
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">DH</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>c</mi>
      <msqrt>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>&minus;</mo>
        <msup>
          <mi>q</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math> puisque l'hypoténuse <i>DF</i> est égale à <i>CZ</i> = <i>c</i>, &amp; que l'angle <i>FDH</i> est égal à l'angle <i>ACO</i>, dont <i>g</i> est le sinus. Ayant <i>DH</i>, nous trouverons <i>HK</i> par cette analogie: la tangente <i>t</i> de l'angle <i>DKH</i> est à 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">DH</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>c</mi>
      <msqrt>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>&minus;</mo>
        <msup>
          <mi>q</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math>, comme le sinus total <i>a</i> est à
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">HK</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>c</mi>
      <msqrt>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>&minus;</mo>
        <msup>
          <mi>q</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mi>t</mi>
  </mfrac>
</math>. Ainsi nous aurons, pour la, surface totale des voiles frappées par le vent, ou pour leur largeur <i>ED</i> + <i>FK</i>, l'expression
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>b</mi>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">cq</mi>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>c</mi>
      <msqrt>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>&minus;</mo>
        <msup>
          <mi>q</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mi>t</mi>
  </mfrac>
</math> qu'il ne nous reste plus qu'à multiplier par le carré de la vîtesse apparente <i>v</i> du vent, &amp; par le carré du sinus d'incidence aussi apparent
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">at</mi>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math> pour avoir l'impulsion
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mrow>
    <mo>(</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mi>b</mi>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
    </mfrac>
    <mo>+</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <mi fontstyle="italic">acq</mi>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
    </mfrac>
    <mo>+</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mi>ct</mi>
        <msqrt>
          <mrow>
            <mo>(</mo>
            <msup>
              <mi>a</mi>
              <mrow>
                <mn>2</mn>
                <mo>&minus;</mo>
                <msup>
                  <mi>q</mi>
                  <mn>2</mn>
                </msup>
              </mrow>
            </msup>
            <mo>)</mo>
          </mrow>
        </msqrt>
      </mrow>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
    </mfrac>
    <mo>)</mo>
  </mrow>
  <msup>
    <mi>v</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
</math>. Cette impulsion du vent doit être égale à celle <i>iu</i>&sup2; de l'eau sur la proue, ce qui nous donne l'équation
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mfrac>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mi>b</mi>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
    </mfrac>
    <mo>+</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <mi fontstyle="italic">acq</mi>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
    </mfrac>
    <mo>+</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mi>ct</mi>
        <msqrt>
          <mrow>
            <mo>(</mo>
            <msup>
              <mi>a</mi>
              <mrow>
                <mn>2</mn>
                <mo>&minus;</mo>
                <msup>
                  <mi>q</mi>
                  <mn>2</mn>
                </msup>
              </mrow>
            </msup>
            <mo>)</mo>
          </mrow>
        </msqrt>
      </mrow>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
    </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mi>i</mi>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>u</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <msup>
      <mi>v</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
</math>, dans laquelle il y a trois variables <i>t</i>, <i>g</i> &amp; <i>i</i>; les quantités <i>t</i> &amp; <i>q</i>, parce que l'angle apparent d'incidence
<!-- 358 -->
<span class="marg">Fig. 4.</span>
du vent n'est pas, le même, non plus que l'angle que sont les voiles avec la quille, dans les deux dispositions que représente notre figure; &amp; outre cela, la quantité <i>i</i> est variable, parce que l'angle de la dérive étant plus ou moins grand, la proue ou la carène est frappée par l'eau avec une incidence différente.</p>
<p>Nous différentions, il nous vient
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi fontstyle="italic">btdt</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>b</mi>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>3</mn>
      </msup>
      <mi fontstyle="italic">dt</mi>
    </mrow>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi fontstyle="italic">ac</mi>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi fontstyle="italic">dq</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">acqtdt</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">acq</mi>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>3</mn>
      </msup>
      <mi fontstyle="italic">dt</mi>
    </mrow>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>cdt</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi fontstyle="italic">ctqdq</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>c</mi>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>dt</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mi fontstyle="italic">di</mi>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>u</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <msup>
      <mi>v</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
</math>, &amp; nous divisons chaque membre de cette équation différentielle par chaque membre correspondant de la première équation, ce qui nous donne la même chose que si nous avions différentié logarithmiquement, &amp; ce qui fait évanouir le rapport
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>u</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <msup>
      <mi>v</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
</math>. Nous trouvons
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>3</mn>
        </msup>
        <mi fontstyle="italic">cdt</mi>
        <msqrt>
          <mrow>
            <mo>(</mo>
            <msup>
              <mi>a</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>&minus;</mo>
            <msup>
              <mi>q</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>)</mo>
          </mrow>
        </msqrt>
        <mo>+</mo>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <mn>2</mn>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mrow>
              <mn>3</mn>
              <mi>b</mi>
            </mrow>
          </msup>
          <mo>+</mo>
          <mn>2</mn>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mi fontstyle="italic">cq</mi>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
        <mo>×</mo>
        <mi fontstyle="italic">tdt</mi>
        <mo>&minus;</mo>
        <mi fontstyle="italic">ac</mi>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mi fontstyle="italic">dt</mi>
        <msqrt>
          <mrow>
            <mo>(</mo>
            <msup>
              <mi>a</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>&minus;</mo>
            <msup>
              <mi>q</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>)</mo>
          </mrow>
        </msqrt>
        <mo>+</mo>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mi>c</mi>
          <msup>
            <mi>t</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>+</mo>
          <mi>c</mi>
          <msup>
            <mi>t</mi>
            <mn>4</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
        <mo>×</mo>
        <mi fontstyle="italic">dq</mi>
        <mo>&minus;</mo>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>3</mn>
          </msup>
          <mi fontstyle="italic">ct</mi>
          <mo>&minus;</mo>
          <mi fontstyle="italic">ac</mi>
          <msup>
            <mi>t</mi>
            <mn>3</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </mrow>
      <mo>×</mo>
      <mfrac>
        <mi fontstyle="italic">qdq</mi>
        <msqrt>
          <mrow>
            <mo>(</mo>
            <msup>
              <mi>a</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>&minus;</mo>
            <msup>
              <mi>q</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>)</mo>
          </mrow>
        </msqrt>
      </mfrac>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>3</mn>
      </msup>
      <mi fontstyle="italic">ct</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
      <mo>+</mo>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>3</mn>
        </msup>
        <mi>b</mi>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mi fontstyle="italic">cq</mi>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>×</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <mi fontstyle="italic">ac</mi>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>3</mn>
      </msup>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
      <mrow>
        <mo>+</mo>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <mi fontstyle="italic">ab</mi>
          <mo>+</mo>
          <mi fontstyle="italic">cq</mi>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
        <mo>×</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>4</mn>
        </msup>
      </mrow>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">di</mi>
    <mi>i</mi>
  </mfrac>
</math>
équation qui renferme toutes les conditions dont dépend la solution du problème dont nous nous occupons.</p>
<p>Il n'est plus question que de chercher la relation qu'ont entr'elles les différentielles qui entrent dans cette équation. L'impulsion <i>i</i> dépend de l'angle <i>ACI</i> de la dérive, ou de l'obliquité avec laquelle l'eau frappe la proue; &amp; d'un autre côté, l'angle de la dérive <i>ACI</i> dépend de la situation des voiles par rapport à la quille &amp; du cosinus <i>q</i> de l'angle <i>ACD</i>. Ainsi, en examinant la figure du navire, &amp; en se servant des formules que nous avons pour trouver l'impulsion des fluides sur les surfaces courbes, il nous sera toûjours possible de découvrir, au moins par approximation, le rapport de
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">di</mi>
    <mi>i</mi>
  </mfrac>
</math> à
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">dq</mi>
    <mi>q</mi>
  </mfrac>
</math>. Je suppose que <i>h</i> soit l'exposant de ce rapport, &amp; qu'on ait
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">di</mi>
    <mi>i</mi>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">hdq</mi>
    <mi>q</mi>
  </mfrac>
</math>.</p>
<!-- 359 -->
<p class="marg">Fig. 4.</p>
<p>Le petit angle <i>OCo</i> répond à l'augmentation, <i>dq</i>, reçûe par le sinus <i>q</i> de l'angle <i>ACO</i>; ainsi l'arc qui le mesure, est
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">adq</mi>
    <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
  </mfrac>
</math>. Mais puisque l'angle <i>ACI</i> de la dérive dépend de l'angle <i>ACO</i>, l'angle infiniment petit <i>ICi</i> en dépend aussi, &amp; il doit être plus petit que l'angle <i>OCo</i> un certain nombre de fois que je désigne par <i>k</i>. Le petit angle <i>ICi</i> est donc
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">adq</mi>
    <mrow>
    <mi>k</mi>
    <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>, &amp; il ne doit pas nous coûter davantage de déterminer <i>k</i> que de déterminer <i>h</i>. Cela supposé, il nous est très-facile de trouver la variation de l'angle apparent d'incidence du vent dans les deux différentes dispositions. La tangente de cet angle étant <i>t</i>, la différentielle de l'angle même, ou plustôt de l'arc qui le mesure, sera
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi fontstyle="italic">dt</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>, &amp; elle est égale à l'excès du petit angle <i>OCo</i> sur le petit angle <i>ICi</i>, c'est-à-dire qu'elle est égale
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">adq</mi>
    <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
  </mfrac>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">adq</mi>
    <mrow>
    <mi>k</mi>
    <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>, &amp; que nous avons
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi fontstyle="italic">dt</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>k</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>1</mn>
    </mrow>
    <mi>k</mi>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">adq</mi>
    <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
  </mfrac>
</math>. La raison en est bien évidente; l'angle apparent d'incidence <i>dkf</i> est augmenté d'un côté de tout le petit angle <i>FZf</i>, &amp; ce dernier angle est égal à l'angle <i>OCo</i> qui a
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">adq</mi>
    <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
  </mfrac>
</math> pour mesure; mais ce même angle d'incidence est diminué de l'autre côté en même temps, parce que <i>dk</i> n'est pas parallèle à <i>DK</i>, &amp; que ces deux directions sont entr'elles le même angle que <i>IM</i> &amp; <i>im</i>, ou que <i>CI</i> &amp; <i>Ci</i>. Or l'angle <i>ICi</i> est
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">adq</mi>
    <mrow>
    <mi>k</mi>
    <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>, &amp; si on l'ôte de <i>OCo</i>, il restera l'accroissement réel de l'angle, apparent d'incidence <i>DKF</i>. Nous aurons donc
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi fontstyle="italic">dt</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>k</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>1</mn>
    </mrow>
    <mi>k</mi>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">adq</mi>
    <msqrt>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>&minus;</mo>
      <msup>
        <mi>q</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math> &amp;
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">dt</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>k</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>1</mn>
    </mrow>
    <mi>k</mi>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mi fontstyle="italic">dq</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <mi>a</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>.</p>
<p>Nous pouvons maintenant chasser de notre équation générale les différentielles qui l'embarrassoient; nous mettrons
<!-- 360 -->
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">hdq</mi>
    <mi>q</mi>
  </mfrac>
</math> à la place de <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">di</mi>
    <mi>i</mi>
  </mfrac>
</math>, &amp;
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>k</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>1</mn>
    </mrow>
    <mi>k</mi>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi fontstyle="italic">dq</mi>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <msup>
          <mi>t</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
    </mrow>
    <mrow>
      <mi>a</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
  </mfrac>
</math> à la place de <i>dt</i>, &amp; nous aurons
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <mfrac>
        <mrow>
          <mi>k</mi>
          <mo>-</mo>
          <mn>1</mn>
        </mrow>
        <mi>k</mi>
      </mfrac>
      <mo>×</mo>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>c</mi>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mo>+</mo>
        <mfrac>
          <mrow>
            <mn>2</mn>
            <mi>k</mi>
            <mo>&minus;</mo>
            <mn>2</mn>
          </mrow>
          <mi>k</mi>
        </mfrac>
        <mo>×</mo>
        <mfrac>
          <mrow>
            <msup>
              <mi>a</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mi>b</mi>
          </mrow>
          <msqrt>
            <mrow>
              <mo>(</mo>
              <msup>
                <mi>a</mi>
                <mn>2</mn>
              </msup>
              <mo>&minus;</mo>
              <msup>
                <mi>q</mi>
                <mn>2</mn>
              </msup>
              <mo>)</mo>
            </mrow>
          </msqrt>
        </mfrac>
        <mo>+</mo>
        <mfrac>
          <mrow>
            <mi>k</mi>
            <mo>&minus;</mo>
            <mn>2</mn>
          </mrow>
          <mi>k</mi>
        </mfrac>
        <mo>×</mo>
        <mfrac>
          <mi fontstyle="italic">acq</mi>
          <msqrt>
            <mrow>
              <mo>(</mo>
              <msup>
                <mi>a</mi>
                <mn>2</mn>
              </msup>
              <mo>&minus;</mo>
              <msup>
                <mi>q</mi>
                <mn>2</mn>
              </msup>
              <mo>)</mo>
            </mrow>
          </msqrt>
        </mfrac>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mi>t</mi>
      <mo>+</mo>
      <mfrac>
        <mn>1</mn>
        <mi>k</mi>
      </mfrac>
      <mi>c</mi>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
    <mrow>
      <mi fontstyle="italic">act</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mo>+</mo>
        <mi fontstyle="italic">ab</mi>
        <mo>+</mo>
        <mi fontstyle="italic">cq</mi>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi>h</mi>
    <mi>q</mi>
  </mfrac>
</math> qui étant ordonnée par rapport à <i>t</i>, nous donne

<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>t</mi>
        <mtext>2</mtext>
      </msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mtable>
          <mtr>
            <mtd>
              <mo>+</mo>
              <mrow>
                <mo>(</mo>
                <mn>2</mn>
                <mi>k</mi>
                <mo>&minus;</mo>
                <mn>2</mn>
                <mo>)</mo>
              </mrow>
              <mo>×</mo>
              <mfrac>
                <mrow>
                  <msup>
                    <mi>a</mi>
                    <mn>2</mn>
                  </msup>
                  <mi>b</mi>
                </mrow>
                <msqrt>
                  <mrow>
                    <mo>(</mo>
                    <msup>
                      <mi>a</mi>
                      <mn>2</mn>
                    </msup>
                    <mo>&minus;</mo>
                    <msup>
                      <mi>q</mi>
                      <mn>2</mn>
                    </msup>
                    <mo>)</mo>
                  </mrow>
                </msqrt>
              </mfrac>
            </mtd>
          </mtr>
          <mtr>
            <mtd>
              <mo>+</mo>
              <mrow>
                <mo>(</mo>
                <mi>k</mi>
                <mo>&minus;</mo>
                <mn>2</mn>
                <mo>)</mo>
              </mrow>
              <mo>×</mo>
              <mfrac>
                <mi fontstyle="italic">acq</mi>
                <msqrt>
                  <mrow>
                    <mo>(</mo>
                    <msup>
                      <mi>a</mi>
                      <mn>2</mn>
                    </msup>
                    <mo>&minus;</mo>
                    <msup>
                      <mi>q</mi>
                      <mn>2</mn>
                    </msup>
                    <mo>)</mo>
                  </mrow>
                </msqrt>
              </mfrac>
            </mtd>
          </mtr>
          <mtr>
            <mtd>
              <mo>&minus;</mo>
              <mfrac>
                <mrow>
                  <mi fontstyle="italic">khac</mi>
                  <msqrt>
                    <mrow>
                      <mo>(</mo>
                      <msup>
                        <mi>a</mi>
                        <mn>2</mn>
                      </msup>
                      <mo>&minus;</mo>
                      <msup>
                        <mi>q</mi>
                        <mn>2</mn>
                      </msup>
                      <mo>)</mo>
                    </mrow>
                  </msqrt>
                </mrow>
                <mi>q</mi>
              </mfrac>
            </mtd>
          </mtr>
        </mtable>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
    </mrow>
    <mrow>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mi>t</mi>
        <mo>&minus;</mo>
        <mi fontstyle="italic">kh</mi>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>×</mo>
      <mi>c</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mfrac>
        <mi fontstyle="italic">khab</mi>
        <mi>q</mi>
      </mfrac>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mn>1</mn>
        <mo>&minus;</mo>
        <mi>k</mi>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>×</mo>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>c</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mn>1</mn>
        <mo>&minus;</mo>
        <mi fontstyle="italic">kh</mi>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>×</mo>
      <mi>c</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mfrac>
        <mi fontstyle="italic">khab</mi>
        <mi>q</mi>
      </mfrac>
    </mrow>
  </mfrac>
</math></p>
<p>Ainsi nous avons d'une manière générale &amp; en termes finis, sa relation qu'il y a entre l'angle apparent d'incidence du vent, dont <i>t</i> est la tangente, &amp; l'angle que sont les voiles avec la quille, dont <i>q</i> est le cosinus, lorsqu'en suivant une route prescrite on marche le plus vîte qu'il est possible.</p>
<p>On voit que le problème est toûjours du second degré dans le sens que nous nous le sommes proposé. L'équation précédente nous fournit la formule générale,
<br/>
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mn>1</mn>
        <mo>&minus;</mo>
        <mi>k</mi>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>×</mo>
      <mfrac>
        <mi fontstyle="italic">abq</mi>
        <msqrt>
          <mrow>
            <mo>(</mo>
            <msup>
              <mi>a</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>&minus;</mo>
            <msup>
              <mi>q</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>)</mo>
          </mrow>
        </msqrt>
      </mfrac>
      <mo>+</mo>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mn>1</mn>
        <mo>&minus;</mo>
        <mo>½</mo>
        <mi>k</mi>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>×</mo>
      <mfrac>
        <mrow>
          <mi>c</mi>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mi>w</mi>
          </msup>
        </mrow>
        <msqrt>
          <mrow>
            <mo>(</mo>
            <msup>
              <mi>a</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>&minus;</mo>
            <msup>
              <mi>q</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>)</mo>
          </mrow>
        </msqrt>
      </mfrac>
      <mo>+</mo>
      <mo>½</mo>
      <mi fontstyle="italic">khc</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
      <mo>+</mo>
      <msqrt>
        <msup>
          <mrow>
            <mo>[</mo>
            <mrow>
              <mo>(</mo>
              <mn>1</mn>
              <mo>&minus;</mo>
              <mi>k</mi>
              <mo>)</mo>
            </mrow>
            <mo>×</mo>
            <mfrac>
              <mi fontstyle="italic">abq</mi>
              <msqrt>
                <mrow>
                  <mo>(</mo>
                  <msup>
                    <mi>a</mi>
                    <mn>2</mn>
                  </msup>
                  <mo>&minus;</mo>
                  <msup>
                    <mi>q</mi>
                    <mn>2</mn>
                  </msup>
                  <mo>)</mo>
                </mrow>
              </msqrt>
            </mfrac>
            <mo>+</mo>
            <mrow>
              <mo>(</mo>
              <mn>1</mn>
              <mo>&minus;</mo>
              <mn>½</mn>
              <mi>k</mi>
              <mo>)</mo>
            </mrow>
            <mo>×</mo>
            <mfrac>
              <mrow>
                <mi>c</mi>
                <msup>
                  <mi>q</mi>
                  <mn>2</mn>
                </msup>
              </mrow>
              <msqrt>
                <mrow>
                  <mo>(</mo>
                  <msup>
                    <mi>a</mi>
                    <mn>2</mn>
                  </msup>
                  <mo>&minus;</mo>
                  <msup>
                    <mi>q</mi>
                    <mn>2</mn>
                  </msup>
                  <mo>)</mo>
                </mrow>
              </msqrt>
            </mfrac>
            <mo>]</mo>
          </mrow>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <mfrac>
          <mn>1</mn>
          <mn>4</mn>
        </mfrac>
        <msup>
          <mi>k</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <msup>
            <mi>h</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
        <msup>
           <mi>a</mi>
           <mn>2</mn>
        </msup>
        <msup>
           <mi>c</mi>
           <mn>2</mn>
        </msup>
            <mo>+</mo>
            <mrow>
              <mo>[</mo>
              <mrow>
                <mo>(</mo>
                <mn>1</mn>
                <mo>&minus;</mo>
                <mi>k</mi>
                <mo>)</mo>
              </mrow>
              <mo>+</mo>
              <mo>½</mo>
              <msup>
                <mi>k</mi>
                <mn>2</mn>
              </msup>
              <mi>h</mi>
              <mo>&minus;</mo>
              <mfrac>
                <mn>1</mn>
                <mn>4</mn>
              </mfrac>
              <msup>
                <mi>k</mi>
                <mn>2</mn>
              </msup>
                <msup>
                  <mi>h</mi>
                  <mn>2</mn>
                </msup>
              <mo>]</mo>
            </mrow>
              <mo>×</mo>
              <msup>
                <mi>c</mi>
                <mn>2</mn>
              </msup>
              <msup>
                <mi>q</mi>
                <mn>2</mn>
              </msup>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mrow>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mn>1</mn>
        <mo>&minus;</mo>
        <mi fontstyle="italic">kh</mi>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mo>×</mo>
      <mfrac>
        <mi fontstyle="italic">cq</mi>
        <mi>a</mi>
      </mfrac>
      <mo>&minus;</mo>
      <mi fontstyle="italic">khb</mi>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>
</p>
<p>Il est vrai que cette formule nous engagera dans des calculs qui seront souvent trop longs pour qu'on puisse les réduire à des pratiques graphiques dont l'exécution soit facile; mais outre qu'il se présente divers moyens d'en diminuer le travail, nous sommer au moins en état de former des tables auxquelles il suffira que les Navigateurs aient continuellement recours. Pour savoir en mer si le navire &amp; les voiles sont dans la disposition la plus avantageuse pour marcher avec vîtesse sur la route qu'on suit, on mesureroit l'angle que sont les
<!-- 361 -->
<span class="marg">Fig. 4.</span>
les voiles avec la quille &amp; l'angle apparent d'incidence du
vent, &amp; on verroit ensuite dans la Table si ces deux angles ont l'un à l'égard de l'autre la grandeur convenable.</p>
<p>Nous n'insistons pas sur les moyens de trouver les valeurs de <i>k</i> &amp; de <i>h</i> qui entrent dans notre formule, il nous suffit dé remarquer que lorsqu'on se propose de construire une Table qui contienne les angles d'incidence du vent pour tous les divers angles des voiles &amp; de la quille, il est aussi permis de regarder l'angle de dérive <i>ICA</i> comme connu, que l'angle <i>OCA</i>, &amp; qu'on n'a toûjours alors qu'un calcul absolument direct à faire pour découvrir les valeurs de <i>k</i> &amp; de <i>h</i>. L'eau frappant la carène selon la direction <i>IC</i>, nous avons des méthodes pour supputer la grandeur de l'impulsion, &amp; nous pouvons chercher aisément de combien elle change. Lorsque le fluide, au lieu de frapper selon <i>IC</i>, suit une autre direction <i>iC</i>, l'impulsion dont il s'agit s'exerce selon une direction <i>OC</i>, qui change aussi par le changement de la ligne <i>iC</i>, selon la-quelle se fait le choc. Ces variations de directions &amp; de forces pourroient donner ici lieu à plusieurs remarques, &amp; nôus aurions différentes choses à proposer, soit pour donner aux calculs plus de généralité, soit pour les rendre plus faciles; mais ce seroit, pour ainsi dire, nous écarter de notre sujet: outre cela, nous nous sommes beaucoup occupés ailleurs de recherches qui avoient rapport à celles-ci, &amp; nous pouvons y renvoyer *.</p>
<h3>Applications du problème précédent à quelques exemples.</h3>
<p>Nous ajoûterons néanmoins que si la proue étoit formée par un plan incliné en avant, ou par une surface qui fût seulement courbe de haut en bas, &amp; que les deux flancs de la carène fussent aussi terminés par des surfaces courbes dans le sens vertical, sans être courbes dans le sens horizontal, on pourroit alors substituer à la figure du navire celle d'un parallélipipède rectangle. Cette dernière figure seroit rigoureusement équivalente aux autres dans les problèmes dont nous

<!-- 362 -->
<span class="marg">Fig 4.</span>
nous occupons, sans qu'il importât en rien que les surfaces courbes de la proue &amp; des flancs sussent géométriques ou méchaniques: il faudroit rendre le parallélipipède rectangle
fort étroit, non seulement parce que les navires sont beaucoup plus longs, que larges, mais encore parce que la forme de leur proue, en diminuant le choc de l'eau dans le sens direct de la quille, produit précisément le même effet que si la carène avoit encore moins de largeur. Mais supposé que <i>a</i> qui désigne le sinus total, désigne aussi la demi-longueur du navire, &amp; que <i>e</i> désigne en même temps la moitié de la largeur de la figure fictice à laquelle nous le comparons, &amp; que <i>m</i> soit la cotangente de l'angle des voiles &amp; de la quille, ou la tangente de l'angle <i>OCA</i>, dont nous avons déjà indiqué le sinus par la lettre <i>q</i>, on aura alors
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>k</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <mn>2</mn>
      <mi fontstyle="italic">em</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>m</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <msqrt>
    <mfrac>
      <mi>m</mi>
      <mi>e</mi>
    </mfrac>
  </msqrt>
</math> &amp;
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>h</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>m</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>&minus;</mo>
      <mi fontstyle="italic">em</mi>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <mi fontstyle="italic">em</mi>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>.
Ainsi il ne reste qu'à introduire ces quantités
dans notre formule générale, en substituant en même temps,
si on le veut, <i>m</i> à la place de
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">aq</mi>
    <msqrt>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>&minus;</mo>
      <msup>
        <mi>q</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math>.</p>
<p>Si lé navire, quelle que soit sa figure, n'a qu'une voile, la distance <i>C</i> d'un mât à l'autre sera censée nulle, les deux voiles seront supposées se confondre par leur proximité, &amp; notre formule générale se réduira à
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi>h</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>2</mn>
    </mrow>
    <mi>kh</mi>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">aq</mi>
    <msqrt>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>&minus;</mo>
      <msup>
        <mi>q</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math>, parce qu'il faudra effacer tous les termes qui contiennent <i>c</i>. Dans ce cas particulier, le problème devient incomparablement plus simple, &amp; c'est encore la même chose dans les routes très-obliques, quoique le navire ait plusieurs voiles. En effet, toutes les fois que les voiles approchent de faire un angle de quarante degrés avec la quille, celles de la pouppe ne nuisent plus à celles de la proue; la surface frappée par le vent cesse d'être variable, &amp; les voiles sont alors absolument équivalentes à une seule qui sèroit beaucoup plus large. La petite formule
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi>h</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>2</mn>
    </mrow>
    <mi>kh</mi>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">aq</mi>
    <msqrt>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>&minus;</mo>
      <msup>
        <mi>q</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math> nous donnera donc alors pour tous les vaisseaux, l'angle apparent d'incidence du vent, qui est le

<!-- 363 -->
<span class="marg">Fig. 4.</span>
plus avantageux, &amp; on déterminera cette formule à servir pour les navires dont nous parlions plus haut, en mettant à la place de <i>k</i> &amp; <i>h</i> les valeurs que nous venons, d'indiquer.</p>
<p>Il y aura encore moins de difficulté, lorsqu'il sera permis de négliger la dérive, ou de considérer le navire comme s'il étoit infinimènt étroit. Un vaisseau est à peu près quatre fois plus long que large, mais la figure de sa proue produit le même effet que s'il étoit encore beaucoup moins large, conformément à ce que nous avons déjà dit. Or, si on suppose sa demi-largeur	<i>e</i> = 0, la quantité
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>k</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mfrac>
        <mrow>
          <mn>2</mn>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
            <msqrt>
              <mi>m</mi>
            </msqrt>
        </mrow>
        <msqrt>
          <mi>e</mi>
        </msqrt>
      </mfrac>
      <mo>+</mo>
      <mn>2</mn>
      <mi>m</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <mi fontstyle="italic">me</mi>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>m</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
</math> que nous avons trouvée pour le navire en parallèlipipède rectangle, deviendra infinie en même temps qu'on aura
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>h</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>m</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <msup>
      <mi>a</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>q</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>&minus;</mo>
      <msup>
        <mi>q</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>, &amp; la petite formule
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi>k</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>2</mn>
    </mrow>
    <mi fontstyle="italic">kh</mi>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">aq</mi>
    <msqrt>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
    </msqrt>
  </mfrac>
</math> nous donnera alors
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <mi>a</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mi>q</mi>
  </mfrac>
</math> ou
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
    <mi>m</mi>
  </mfrac>
</math>. Ainsi
lorsque le navire n'a point de dérive, &amp; qu'il n'est poussé que par une seule voile, ou lorsqu'il est poussé par plusieurs, mais qu'elles ne se nuisent pas, on a un <em>criterium</em> très-commode pour juger de la disposition la plus avantageuse du vent
par rapport au navire &amp; aux voiles: il faut que la tangente <i>t</i> de l'angle apparent d'incidence soit double de la tangente
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mrow>
    <mo>(</mo>
    <mfrac>
      <mrow>
        <mi>a</mi>
        <msqrt>
          <mrow>
            <mo>(</mo>
            <msup>
              <mi>a</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>&minus;</mo>
            <msup>
              <mi>q</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
            <mo>)</mo>
          </mrow>
        </msqrt>
      </mrow>
      <mi>q</mi>
    </mfrac>
    <mtext>ou </mtext>
    <mfrac>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>m</mi>
    </mfrac>
    <mo>)</mo>
  </mrow>
</math> de l'angle que fait la voile avec la quille; c'est ce que divers Auteurs avoient déjà trouvé.</p>
<p>Quoique le navire ait plusieurs voiles qui se couvrent en partie les unes les autres, on résout éncore le problème très-aisément, pourvû qu'on puisse négliger là dérive; ce qui doit être permis dans une infinité de cas. En introduisant <i>k</i>, rendue
infinie, &amp;
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>h</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>q</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>&minus;</mo>
      <msup>
        <mi>q</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>, dans l'équation du second degré dont nous avons tiré notre formule générale, on la réduira â
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <msup>
    <mi>t</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>&minus;</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>b</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>&minus;</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mrow>
      <mi fontstyle="italic">abq</mi>
      <mo>+</mo>
      <mi>c</mi>
      <msup>
        <mi>q</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mi>c</mi>
      <mo>×</mo>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>&minus;</mo>
        <msup>
          <mi>q</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
    </mrow>
    <mrow>
      <mi fontstyle="italic">abq</mi>
      <mo>+</mo>
      <mi>c</mi>
      <msup>
        <mi>q</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
    </mrow>
  </mfrac>
</math>.</p>
<!-- 364 -->
<p class="marg">Fig. 4.</p>
<p>Pour une plus grande facilité, nous nous proposerons à la place de <i>t</i>, quelques autre inconnue dont on puisse plus aisément vérifier la grandeur sur, le navire même. Si nous nous ressouvenons que
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi fontstyle="italic">DH</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>c</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>-</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
</math>, &amp; qu'après avoir nommé <i>l</i> la partie <i>HK</i> dé la voile de la proue due le vent frappe à cause de son obliquité, nous cherchions la valeur de <i>t</i> par rapport à <i>l</i>, nous aurons
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mi>c</mi>
      <msqrt>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>-</mo>
          <msup>
            <mi>q</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
      </msqrt>
    </mrow>
    <mi>l</mi>
  </mfrac>
</math>; &amp; si nous l'introduisons dans notre dernière équation du sécond degré, nous la changerons en
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <msup>
    <mi>l</mi>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>+</mo>
  <mn>2</mn>
  <mi fontstyle="italic">bl</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mi fontstyle="italic">bcq</mi>
    <mi>a</mi>
  </mfrac>
  <mo>+</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mi>c</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
        <msup>
          <mi>q</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mrow>
    <msup>
      <mi>a</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
</math>; nous tirerons
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>l</mi>
  <mo>=</mo>
  <mo>&minus;</mo>
  <mi>b</mi>
  <mo>+</mo>
  <msqrt>
    <mrow>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>b</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <mfrac>
        <mi fontstyle="italic">bcq</mi>
        <mi>a</mi>
      </mfrac>
      <mo>+</mo>
      <mfrac>
        <mrow>
          <msup>
            <mi>c</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
            <msup>
              <mi>q</mi>
              <mn>2</mn>
            </msup>
        </mrow>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      </mfrac>
      <mo>)</mo>
    </mrow>
  </msqrt>
</math> ou
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>l</mi>
  <mo>=</mo>
  <mo>&minus;</mo>
  <mi>b</mi>
  <mo>+</mo>
  <msqrt>
      <mrow>
        <mrow>
          <mo>[</mo>
          <mn>&frac34;</mn>
          <msup>
            <mi>b</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>+</mo>
          <msup>
            <mrow>
              <mo>(</mo>
              <mn>½</mn>
              <mi>b</mi>
              <mo>+</mo>
              <mfrac>
                <mi>cq</mi>
                <mi>a</mi>
              </mfrac>
              <mo>)</mo>
            </mrow>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>]</mo>
        </mrow>
      </mrow>
  </msqrt>
</math>, qui nous fournira une pratique extrêmement simple pour trouver la largeur <i>HK</i>.</p>
<p class="marg">Fig. 4.</p>
<p>Ayant fait <i>HR</i> égale à <i>DC</i> = ½<i>b</i>, moitié de la voile de la pouppe, nous tirons la droite <i>RCS</i>, qui sera perpendiculaire aux deux voiles <i>FG</i>, <i>DE</i>, ou parallèle à <i>DH</i>; nous faisons ensuite i'hypoténuse <i>HS</i> du triangle rectangle <i>HRS</i> égale à la largeur entière <i>DE</i> = <i>b</i>; le côté <i>SR</i> sera égal à <i>b</i> &radic;(&frac34;); &amp; si nous tirons du point <i>S</i> la ligne <i>SF</i> à l'extrémité <i>F</i> de a voile de la proue, cette ligne sera égale à
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <msqrt>
        <mrow>
          <mo>[</mo>
          <mn>&frac34;</mn>
          <msup>
            <mi>b</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>+</mo>
          <msup>
            <mrow>
              <mo>(</mo>
              <mo>½</mo>
              <mi>b</mi>
              <mo>+</mo>
              <mfrac>
                <mi>cq</mi>
                <mi>a</mi>
              </mfrac>
              <mo>)</mo>
            </mrow>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>]</mo>
        </mrow>
  </msqrt>
  <mo>=</mo>
  <msqrt>
    <mrow>
      <mo>[</mo>
      <msup>
        <mi fontstyle="italic">SR</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <mi fontstyle="italic">RH</mi>
          <mo>+</mo>
          <mi fontstyle="italic">HF</mi>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>]</mo>
    </mrow>
  </msqrt>
</math>.
Ainsi nous n'aurons qu'à retrancher de <i>SF</i> la partie <i>ST</i> égale à <i>SH</i> = <i>b</i>, &amp; le reste <i>TF</i> sera égal à <i>l</i> ou à la partie <i>HK</i>, de la voile <i>FG</i>, que le vent dois découvrir au-delà de la perpendiculaire <i>HD</i>.</p>
<p>Lorsque les voiles seront situées presque perpendiculairement à la quille, la perpendiculaire <i>DH</i> tombera à très-peu de distance de l'extrémité <i>F</i>, &amp; l'arc <i>HT</i>, qui a le point <i>S</i> pour centre, sera très-petit, &amp; sera sensiblement une ligne droite, qui sera un angle de 30 degrés avec <i>HF</i>. Dans ce
cas, <i>TF</i> sera sensiblement à moitié de <i>HF</i>; il faudra
<!-- D E S	S C I E N C E. S.	365 -->
donc que la partie <i>HK</i> de la voile que le vent frappe, à
<span class="marg">Fig. 5.</span>
cause de son obliquité, soit alors la moitié de <i>HF</i>, pour
que les voiles &amp; le vaisseau aient la disposition. la plus avantageuse par rapport au vent. Mais lorsque <i>HK</i> est la moitié de <i>HF</i>, la tangente de l'angle apparent <i>DKH</i> d'incidence du vent est double de la tangente de l'angle que sont les voiles avec la quille, précisément de même que s'il n'y avoit qu'une seule voile. La chose sera différente lorsque <i>HF</i> sera une partie considérable de la largeur des voiles, car <i>HK</i> = <i>TF</i> sera alors plus grande que sa moitié de <i>HF</i>. L'angle apparent d'incidence du vent sera donc un peu plus petit que dans l'autre cas, ou, ce qui revient au même, sa tangente ne sera pas double de celle de l'angle <i>AZF</i>. Ainsi, généralement parlant, il faut, lorsqu'on veut faire une route dont la direction est donnée, orienter différemment les voiles, selon qu'on en emploie plusieurs ou qu'on n'en emploie qu'une seule.</p>
<p>Si le navire dont on peut négliger la dérive, n'a qu'une voile, ou s'il en a plusieurs &amp; qu'elles ne se nuisent pas, la tangente de l'angle apparent d'incidence, nous le répétons, doit être double de la tangente de l'angle que sont les voiles avec la quille. Si au contraire les voiles se couvrent en partie, <i>HK</i> doit être plus grande que la moitié de <i>HF</i>, &amp; la tangente de l'angle apparent d'incidence ne doit pas être double de la tangente de l'angle <i>FZA</i>, fait par les voiles &amp; par la
quille; elle doit être un peu moindre. Or ces différentes conditions exigent presque toûjours qu'on apporte quelque changement à la manière dont les voiles sont orientées, ou qu'on change leur obliquité par rapport à la quille. Si le navire marche d'abord avec deux voiles, &amp; qu'apres en avoir serré une, la tangente de l'angle apparent d'incidence ne se trouve pas assez grande, on sera obligé, pour marcher le plus vîte qu'il est possible avec une seule voile, de diminuer l'angle qu'elle fait avec la quille. Il ne faudra pas prendre le vent plus en pouppe sans changer la disposition de la voile par rapport au navire, car on cesseroit de suivre la route dont la direction est prescrite; mais en diminuant peu à peu l'angle
<!-- 366 -->
<span class="marg">Fig. 5.</span>
<i>FZA</i>, sa tangente se trouvera moindre, &amp; aussi-tôt qu'elle sera exactement égale à la moitié de la tangente de l'angle apparent d'incidence, &amp; que la vîtesse du sillage sera déjà parvenue à l'uniformité, on sera sûr qu'on aura trouvé la disposition la plus avantageuse de la voile par rapport au navire &amp; par rapport au vent.</p>

<h2>IV.</h2>
<h2 class="sub">Marquer les conditions dont dépend la plus grande vîtesse possible du sillage.</h2>
<p>Enfin il s'agit quelquefois, non pas simplement de suivre une certaine route avec vîtesse, mais de marcher absolument le plus vîte qu'il est possible, en cherchant, entre toutes les directions, celle sur laquelle on peut aller le plus rapidement. On veut s'éloigner d'un certain endroit ou d'un certain point le plus vîte qu'il est possible, &amp; on ne se met pas en peine de la direction qu'on doit suivre. Ce problème dépend des deux différens <i>maximum</i> que nous avons discutés dans ce Mémoire, &amp; il suffit toûjours de les réunir pour satisfaire parfaitement à la question. Lorsqu'on peut négliger la dérive du navire, on n'a qu'à voir si les conditions exprimées dans les <em>figures 2 &amp; 5</em> sont exactement remplies: la partie <i>HK</i> doit être exactement égale à <i>TF</i> dans la dernière de ces figures, &amp; outre cela toute la partie <i>FK</i> de la voile de la proue doit être égale à <i>TR</i> dans la <em>figure 2</em>, ou, ce qui revient au même, la largeur <i>ED</i> + <i>FK</i> des voiles frappées doit être égale à <i>ER</i>. Ces choses étant exécutées, on jouira des deux <em>maximum</em>, &amp; on marchera le plus vite qu'il sera possible; car il y auroit à perdre si l'on changeoit la disposition des voiles par rapport au vaisseau, ou si on la changeoit par rapport au vent.</p>
<p>Lorsque le navire, qui n'est sujet à aucune dérive sensible, n'a qu'une voile, le problème sera encore résolu, &amp; même d'une manière beaucoup plus simple: il faudra que la tangente de l'angle apparent d'incidence du vent soit double de l'angle que la voile fait avec la quille, &amp; qu'outre cela la direction absolue du vent soit perpendiculaire à la voile. Supposé qu'on

<!-- 367 -->
prenne la <em>figure 3</em> pour représenter ce cas, la tangente de l'angle
<span class="marg">Fig. 5.</span>
apparent d'incidence <i>DCF</i> doit être double de la tangente de
l'angle <i>FCA</i>, &amp; il faudra de plus que la direction réelle <i>VCM</i> du vent fasse un angle droit avec la voile, comme nous l'avons fait voir à la fin de l'article II, c'est-à-dire qu'il faudra que l'angle que sont les deux directions du vent, la réelle &amp; l'apparente, soit exactement le complément de l'angle d'incidence apparent.</p>
<p>Il est facile de s'assurer qu'on tomberoit dans des calculs extrêmement longs &amp; très-embarrassans, si on entreprenoit de résoudre ce problème d'une manière absolument directe. Prenons, par exemple, la forme de parallélipipède rectangle, qu'on peut attribuer, comme on l'a vû, à plusieurs navires: supposons, outre cela, que ce vaisseau n'a qu'une voile, &amp; servons-nous des mêmes dénominations que ci-devant, en désignant de plus par la lettre <i>f</i> le nombre de fois que la vîtesse du sillage est contenue dans la vîtesse absolue du vent, lorsqu'on cingle vent en pouppe. Il faudra résoudre l'équation <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mn>2</mn>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <mo>+</mo>
        <mn>2</mn>
        <mi fontstyle="italic">em</mi>
        <mo>&minus;</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <msqrt>
          <mfrac>
            <mi>e</mi>
            <mi>m</mi>
          </mfrac>
        </msqrt>
        <mo>&minus;</mo>
        <msup>
          <mi>m</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
        <msqrt>
          <mfrac>
            <mi>e</mi>
            <mi>m</mi>
          </mfrac>
        </msqrt>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <mi>m</mi>
        <mo>&minus;</mo>
        <mi>e</mi>
        <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <msup>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <mi>f</mi>
          <mo>&minus;</mo>
          <mn>1</mn>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>×</mo>
      <mi>a</mi>
      <mo>×</mo>
      <msup>
        <mrow>
          <mo>(</mo>
          <msup>
            <mi>a</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>+</mo>
          <msup>
            <mi>m</mi>
            <mn>2</mn>
          </msup>
          <mo>)</mo>
        </mrow>
        <mfrac>
          <mn>3</mn>
          <mn>2</mn>
        </mfrac>
      </msup>
    </mrow>
    <msup>
      <mrow>
        <mo>[</mo>
        <mi>m</mi>
        <mo>&minus;</mo>
        <msqrt>
          <mo>(</mo>
          <mi fontstyle="italic">em</mi>
          <mo>)</mo>
        </msqrt>
        <mo>]</mo>
      </mrow>
      <mn>2</mn>
    </msup>
  </mfrac>
</math>
en traitant <i>m</i> comme inconnue, pour trouver la cotangente de l'angle que la voile, lorsqu'elle est unique, doit faire avec la quille, afin que la vîtesse du sillage soit un <em>maximum maximorum</em>. Il est vrai que cette équation se réduira à <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mn>4</mn>
  <msup>
    <mi>a</mi>
    <mn>3</mn>
  </msup>
  <mo>=</mo>
  <msup>
    <mrow>
      <mo>(</mo>
      <mi>f</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>1</mn>
      <mo>)</mo>
    </mrow>
    <mn>2</mn>
  </msup>
  <mo>×</mo>
  <msup>
    <mrow>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>m</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </mrow>
    <mfrac>
      <mn>3</mn>
      <mn>2</mn>
    </mfrac>
  </msup>
</math>, &amp; à <math
xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>a</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>m</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
    <msup>
      <mrow>
      <mo>(</mo>
      <mi>f</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>1</mn>
      <mo>)</mo>
      </mrow>
      <mfrac>
        <mn>2</mn>
        <mn>3</mn>
      </mfrac>
    </msup>
    </mrow>
    <msup>
      <mn>4</mn>
      <mfrac>
        <mn>1</mn>
        <mn>3</mn>
      </mfrac>
    </msup>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mi>a</mi>
</math>, lorsque le navire n'a point de dérive, ou lorsqu'il est infiniment étroit, ce qui nous fournit une expression très-simple du sinus <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>a</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <msqrt>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>m</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </mrow>
  </msqrt>
  </mfrac>
</math> de l'angle que la voile doit faire avec la quille; mais en général le problème sera très-compliqué, principalement lorsque le navire aura deux voiles, &amp; il est bien sensiblé qu'il faut, dans de semblables circonstances, avoir recours à la méthode de médiation.</p>
<p>Mais le tâtonnement sera bien plus facile, lorsqu'on se conformera aux pratiques que nous avons indiquées dans ce

<!-- 368 -->
Mémoire. Nous pouvons nous procurer une Table qui nous marque la grandeur de l'angle apparent d'incidence pour tous les angles que les voiles peuvent faire avec la quille. S'il est toûjours question du navire en parallélipipède rectangle, &amp; qu'il n'ait qu'une voile, la formule <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mi>t</mi>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mn>2</mn>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <mn>2</mn>
      <mi>em</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
        <msqrt>
          <mfrac>
            <mi>e</mi>
            <mi>m</mi>
          </mfrac>
        </msqrt>
      <mo>&minus;</mo>
      <msup>
        <mi>m</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
        <msqrt>
          <mfrac>
            <mi>e</mi>
            <mi>m</mi>
          </mfrac>
        </msqrt>
    </mrow>
    <mrow>
      <mi>m</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mi>e</mi>
    </mrow>
  </mfrac>
</math> nous donnera la tangente <i>t</i> de cet angle apparent d'incidence;
mais si après nous être conformés à cette formule ou à la Table qui en sera
déduite, nous nous apercevons que les règles de l'article II se trouvent
violées, ce sera une marque qu'il faut nécessairement changer la disposition
des voiles par rapport au vaisseau: c'est ce qui se sera avec la plus grande
facilité, &amp; sans y employer plue de temps qu'on n'en met ordinairement à
orienter les voiles.</p>

<p>Lorsque le navire sera excellent voilier, ou lorsqu'il prendra une grande
partie de la vîtesse du vent, il faudra donner beaucoup d'obliquité aux voiles,
pour obtenir le <em>maximum maximorum</em> de la vîtesse du sillage. Supposé
au contraire que le navire soit pesant en fait de marche, il faudra rendre
les voiles moins obliques par rapport à la quille, &amp; il pourra arriver
qu'on soit obligé de les mettre tout-à-fait perpendiculairement &amp; de
recevoir le vent exactement en pouppe. C'est en particulier ce qu'il faudroit
faire dans le navire sans dérive, s'il n'avoit qu'une voile &amp; s'il ne
prenoit que le tiers de la vîtesse réele du vent dans la route directe; car
on auroit alors <i>f</i> = 3, &amp; la petite formule <math
xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>a</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <msqrt>
      <mo>(</mo>
      <msup>
        <mi>a</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>m</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </msqrt>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mfrac>
    <mrow>
      <mo>(</mo>
      <mi>f</mi>
      <mo>&minus;</mo>
      <mn>1</mn>
      <mo>)</mo>
      <mfrac>
        <mn>2</mn>
        <mn>3</mn>
      </mfrac>
    </mrow>
    <msup>
      <mn>4</mn>
      <mfrac>
        <mn>1</mn>
        <mn>3</mn>
      </mfrac>
    </msup>
  </mfrac>
  <mo>×</mo>
  <mi>a</mi>
</math>
se réduiroit à <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
  <mfrac>
    <msup>
      <mi>a</mi>
      <mn>2</mn>
    </msup>
    <msqrt>
      <mrow>
        <mo>(</mo>
        <msup>
          <mi>a</mi>
          <mn>2</mn>
        </msup>
      <mo>+</mo>
      <msup>
        <mi>m</mi>
        <mn>2</mn>
      </msup>
      <mo>)</mo>
    </mrow>
    </msqrt>
  </mfrac>
  <mo>=</mo>
  <mi>a</mi>
</math>; ce qui nous apprend qu'il faudroit rendre le sinus de l'angle de la
voile &amp; de la quille égal au sinus total. Mais sans avoir recours à la
solution complète &amp; directe du problème, on sera toûjours averti de ce
qu'on aura à faire, si on consulte attentivement nos règles. Comme cet Écrit
est déjà assez long, nous reviendrons à cette même matière dans un autre
Mémoire.</p>
<hr/>
<p class="note">* Voy. le <em>chap. V</em> des additions à la Pièce qui remporta le Prix de l'Académie en 1727, sur la mâture des vaisseaux: le Traité du navire, page 397 &amp; <em>suiv.</em> les Mémoires de l'Académie de 1733 &amp; 1746.</p>

<hr/>
<p>Bouguer: <i>Solutions des principaux problémes de la man&oelig;uvre des vaisseaux.</i>
<br/>Académie royale des sciences Année 17__, Paris, 1754. pp 342-368.</p>
<hr/><p class="un">Transcribed by <a href="/Lars_Bruzelius.html">Lars Bruzelius</a>.</p>
<hr/><p class="un"><a href="/Nautica/Nautica.html">The Maritime History Virtual Archives</a> |
<a href="/Nautica/Shipbuilding/Shipbuilding.html">Shipbuilding</a> |
<a href="/Nautica/Search.html">Search</a>.</p>
<p class="un"><a href="/Nautica/Copyright.html">Copyright</a> &copy; 2004 Lars Bruzelius.</p>
</body>
</html>


